A l'heure européenne

A la tribune de l’Assemblée nationale, le premier ministre François Fillon a esquissé, mercredi 7 octobre, un raisonnement surprenant. Il n’a pas hésité à lier les initiatives de la France pour résoudre la crise à…la paix dans le monde.

«Nul ne peut nier que le mouvement est né grâce à la France et au président de la République», a-t-il commencé. Avant d’ajouter: «Si Nicolas Sarkozy n’avait pas convaincu les grandes puissances de suivre le mouvement, nous en serions encore à nous interroger sur les raisons de la chute de Lehman Brothers», a ajouté François Fillon.

Jusque là, tout est normal. L’argumentation française, abondamment utilisée par le gouvernement et la diplomatie hexagnale depuis la présidence française de l’Union européenne, est respectée. La suite du raisonnement ne manque pas de sel.

«A la conférence de Londres, en 1933, l’incapacité des Nations importantes avait entraîné (…) la paralysie des échanges mondiaux, la course aux dévaluations compétitives, la déflation, le chômage de masse, la montée des totalitarismes, les guerres protectionnistes et enfin la guerre tout court», a martelé le premier ministre, déroulant une implacable démonstration.

Nicolas Sarkozy, entraînant l’Europe, puis le monde, nous a donc évité «la guerre tout court». Ouf!

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