A l'heure européenne

Entendu à l’Assemblée nationale, jeudi 7 mai, lors de l’interminable débat sur la loi Hadopi:

Mme la présidente. La parole est à M. Patrick Bloche.

M. Patrick Bloche. Merci, madame la ministre, de nous donner l’occasion, en cette fin de débat, de revenir sur la claque magistrale que le Parlement européen, à une écrasante majorité – 407 voix contre 57 –, a infligé au gouvernement que vous représentez dans cet hémicycle.

Je sais que, de manière surprenante, le président Copé a parlé à propos de ce vote d’une nouvelle « manip’ » de la gauche, comparant ainsi le vote du Parlement européen au vote du 9 avril. Pourtant quand 407 eurodéputés, de gauche mais aussi, ne vous en déplaise, de droite, décident qu’Internet relève pour nos concitoyens des libertés et des droits fondamentaux et que l’interruption de l’accès ne peut se faire qu’après décision de justice préalable, ils ne font que confirmer les positions déjà exprimées par le Parlement européen à l’automne dernier.

M. Franck Gilard. On s’en fout, du Parlement européen !

M. Patrick Bloche. Madame la ministre, vous sortez la présidence tchèque de votre chapeau, mais les eurodéputés ont la plus grande légitimité qui soit dans une démocratie, celle du suffrage universel.(Protestations sur divers bancs du groupe UMP.)

M. Jacques Myard. Mais non !

M. Franck Gilard. Être élu européen, c’est une pantalonnade !

Mme Martine Billard. Bravo ! Selon vous être élu est une pantalonnade !”

Rappelons que les candidats à la pantalonnade n’ont plus que trois semaines pour faire campagne.

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